Notre histoire
Création de l’Hôpital
La création de l’Hôpital Montfort en 1953 fut le résultat d’une collaboration étroite entre la communauté francophone d’Eastview (Vanier), les Pères montfortains, la congrégation des Filles de la Sagesse et les dirigeants de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario.
En adoptant une approche communautaire qui accorde une place d’importance à la médecine familiale, l’établissement s’est vite établi comme l’hôpital de choix des francophones de la région. Bien qu’il participait depuis sa fondation aux activités d’enseignement, c’est en 1992 que l’Hôpital signe une entente officielle avec l’Université d’Ottawa portant sur l’enseignement clinique en français.
Cette entente, qui transforme Montfort en un véritable hôpital universitaire, mène en 1994 à l’ouverture de l’Unité d’enseignement en médecine familiale Deneault-Beaulieu. Cette unité fut nommée en l’honneur de Dr Jocelyn Deneault, alors médecin-chef de l’Hôpital, et de Dr Maurice Beaulieu, alors vice-doyen de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, qui ont joué un rôle crucial dans la formation de ce partenariat entre les deux institutions.
La crise de Montfort
Le 24 février 1997, de façon tout à fait inattendue, la foudre frappe Montfort. La Commission de restructuration des services de santé de l’Ontario, mise en place par le gouvernement conservateur du premier ministre ontarien Mike Harris, recommande, sans aucune justification, la fermeture du seul hôpital universitaire francophone en Ontario et dans tout le Canada à l’ouest du Québec.
La réaction de la communauté francophone est immédiate et un branle-bas de combat s’ensuit. Sous la direction du président-directeur général Gérald Savoie, de Michelle de Courville Nicol qui est alors présidente du Conseil d’administration et de Gisèle Lalonde, anciennement maire de Vanier, qui devient présidente du mouvement SOS Montfort, on s’engage dans une lutte en règle. La devise de SOS Montfort retentit à travers la province, ébranlant les forces majoritaires et éveillant toute la communauté franco-ontarienne : « Montfort fermé? Jamais! »
À la suite de démonstrations massives et d’une couverture médiatique très importante, la cause se rend premièrement à la Cour divisionnaire de l’Ontario. Montfort gagne sa cause sur la force du principe fondamental non écrit de la Constitution, soit le respect et la protection des minorités linguistiques. La victoire de Montfort se doit en grande partie à l’argument du sociologue Roger Bernard, soutenant que la fermeture de l’Hôpital aurait pour effet d’encourager l’assimilation de la minorité franco-ontarienne.
Les retombées légales du jugement sont monumentales. Le gouvernement ayant porté la décision en appel, la Cour d’appel de l’Ontario à son tour donne raison à Montfort en endossant et renforçant ce jugement historique ((10.1.2)). Le 7 décembre 2001, Montfort obtient une victoire finale.
Début d’une ère nouvelle
En juillet 2005, le gouvernement libéral provincial de Dalton McGuinty accorde à Montfort un financement de plus de 171,5 millions $. Cet investissement Nouveau Montfort doit servir à doubler la superficie de l’Hôpital, ce qui permettra à Montfort d’entreprendre sa transformation en un établissement de santé hors pair, aux pratiques exemplaires et qui est doté du matériel le plus perfectionné dans le domaine des soins de santé.
